Quand j'ai co-fondé Eco Inno au Burkina Faso, on m'a souvent demandé pourquoi je choisissais d'investir mon temps et mon énergie sur un continent où, dit-on, "tout est plus compliqué" — l'accès au financement, les infrastructures, l'administration. C'est vrai, rien n'y est simple. Mais c'est précisément pour ça que chaque entreprise qui tient debout y a une valeur différente de celle qu'elle aurait ailleurs.
Entreprendre en Afrique, ce n'est pas seulement créer un revenu. C'est démontrer, à chaque contrat honoré et à chaque emploi créé, qu'une idée bien structurée peut prendre racine même dans un contexte exigeant. C'est aussi refuser une forme de fatalité économique qui voudrait que le développement vienne toujours de l'extérieur.
Ma conviction est simple : le continent n'a pas besoin qu'on lui explique comment entreprendre, il a besoin qu'on y entreprenne réellement — avec la même rigueur, la même exigence, et la même patience qu'on mettrait n'importe où ailleurs. C'est ce que j'essaie de faire, modestement, avec Eco Inno.